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Merci ROBERT, JEAN, ALCIDE, PAUL-HENRY, KONRAD

18 mai 2010

Nous, Européens, nous vous devons beaucoup, et on ne le sait pas toujours !

En 1945, l’Europe était à genoux. Victorieuse grâce aux Américains et aux Anglais, mais terrassée par cinq ans de barbarie nazie puis coupée en deux par le totalitarisme stalinien. L’Europe avait créé, entre le 19ème et le 20ème siècles, deux fléaux qui dépasseront le cadre européen : le fascisme, - et son dérivé le nazisme -, et le communisme.

Et puis l’Europe a commencé à se reconstruire (merci au plan Marshall !) et quelques personnages, auxquels je rends souvent hommage, ont eu le courage – et le génie – dès 1950, de remettre l’Europe en selle, nous qui étions « sortis de l’Histoire ».

Ils ont jeté les bases fondatrices d’une Europe de paix, elle qui avait connu (et suscité) mille ans de guerres civiles. Et parmi ces héros,  et sans chauvinisme aucun (ce n’est pas mon genre !) Robert Schuman et Jean Monnet ont écrit les plus belles pages.

Ce fut la célèbre déclaration Schuman du 9 mai 1950, dont nous fêtons cette année le soixantième anniversaire. Largement inspirée par Jean Monnet, elle fut lue par Robert Schuman, Ministre des  Affaires étrangères, dans le magnifique salon de l’Horloge au Quai d’Orsay. Toute l’Europe a célébré ce 9 mai particulier, jour férié dans plusieurs pays européens depuis des années. Comme chaque année, la France s’est contentée du « service minimum » : un beau colloque au Quai d’Orsay, mais entre « experts » convaincus, et, pour le peuple, une exposition photo sur les 60 ans de la construction européenne … !

J’invite chacun de vous à lire et relire cette magnifique déclaration. Tout y est. 60 ans après, elle reste un modèle, une voie tracée, certes bien inachevée… Nous avons eu quand même 60 ans de paix, de démocratie, d’humanisme et de prospérité considérable. Le bilan n’est pas si fréquent, sur les cinq continents de notre planète.

Merci à Robert Schuman, et à ses collègues précités.

Quelle audace, quel courage, quelle vision !

Avoir pensé, conçu, et déclaré tout cela, cinq ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale ! Vous avez fait la CECA de 1951 (la Communauté européenne du charbon et de l’acier), lancé les institutions de l’Europe (Commission, Parlement). Vous avez été les hommes de la situation, au bon moment. On aimerait que vos lointains successeurs (actuels) s’inspirent de votre audace, de votre courage, de votre vision ! L’époque a changé. Les hommes politiques ont remplacé les Hommes d’Etat. Sans vous, aurait-on eu la PAC ; le marché unique ; l’euro ;  ces avancées tellement communautaires, et pas « seulement » intergouvernementales ?

Hasard de l’histoire, c’est au moment même où l’on célèbre ce soixantième anniversaire que l’Europe connaît une crise sévère, qui exige réactivité et responsabilité.

En soixante ans, l’Union européenne en a connu, des crises : sur la Politique agricole commune  (PAC), sur ses dévaluations sauvages entre ses monnaies faibles, sur le financement de son budget et le radinisme de certains…

Et toujours, elle a su rebondir, repartir de plus belle grâce à ces crises. Pour reprendre la métaphore du vélo chère à Jacques Delors : « si l’Europe n’avance plus … elle tombera ».
C’est encore ce qui vient de se produire. Cher Robert, cher Jean, vos pâles successeurs, le dos au mur, dans la douleur et dans l’urgence,  ont fini par prendre quelques bonnes décisions pour calmer les marchés. Bien que très insuffisantes

Après 5 à 6 mois tout de même d’atermoiement, d’hésitations, on a mis en place un prêt de 110 milliards d’euro pour la Grèce. La France prêtera 16,8 milliards d’euro sur trois ans (dont 3,9 milliards dès 2010). Tous les pays européens emprunteront ces sommes sur les marchés à 3% pour le reprêter à la Grèce à … 5% ! Immoral, d’autant que le FMI lu,i prête 30 milliards, à 3,75% !. Le jour où il faudra prêter à d’autres pays, j’espère que …. Les Grecs s’en souviendront !

Je voudrais revenir sur beaucoup de non-dits ou de malentendus sur ces « folles » semaines, et rectifier les choses …

 

1) On a stigmatisé l’Allemagne pour son « radinisme », la traitant même d’ « anti-européenne » ! La France peut parler ! Elle qui ne respecte pas le Traité de Maastricht qu’elle a créé avec les Allemands en 1992 (Kohl / Mitterand). C’est le fond du problème : l’Allemagne en a marre, depuis 50 ans, d’être le tiroir-caisse de l’Europe sous prétexte qu’elle est – de loin – la plus riche et la plus productive. Elle a tout payé : sa propre réunification ; la plus grosse contribution au budget européen ; le cours de l’euro (1 euro pour 2 Deutsche Mark !). Mais surtout, elle avait accepté de sacrifier sa monnaie (la première d’Europe) à la condition expresse a) que les Etats respectent la discipline budgétaire relative aux déficits (3% maxi du PIB) et à la dette (60% maxi du PIB) ; b) qu’il n’y ait pas (justement) de « solidarité financière automatique » à l’égard d’un pays tricheur ou cigale (ou les deux !). Bref : chaque membre de la zone euro doit, par sa  propre politique budgétaire, protéger l’euro, en étant RESPONSABLE … Depuis le début de l’euro, l’Allemagne se méfiait des pays cigales, des « pays du Club Med ». C’est-à-dire les pays « latino-grecs » (cf mon blog précédent).

Comme elle avait raison, hélas ! Pratiquement tous les pays n’ont pas respecté les critères pour le déficit et la dette, et ont dépensé à tout va ! Systématiquement et impunément ! Donc, l’Allemagne s’est (encore) sacrifiée ce coup-ci en acceptant la solidarité financière commune (d’assistance à Etat en difficulté), non prévue par les textes !

 

2) Cette semaine est historique pour l’Europe car les « dogmes » ont donc volé en éclat. Et l’Allemagne, vertueuse, s’est encore inclinée : avec le précédent grec, il faudra bien aider les prochains dominos fragiles (de l’Espagne à la France en passant par le Portugal, l’Irlande, l’Italie). D’où une sorte de « Fonds Monétaire européen » qui met en garantie 750 milliards pour aider les prochains sur-endettés (les cigales). La Commission européenne réserve un budget commun (en garantie) de 500 milliards, et le FMI rajoute 250 milliards. Là, ça rassure ! Mais surtout la Banque Centrale européenne elle-même a infléchi sa position (pourtant prévue par ses statuts) en prévoyant d’intervenir directement en rachetant des obligations d’Etat (même les « junk bands » : les créances spéculatives). C’est un acte révolutionnaire pour la BCE : en acceptant de garantir  les titres quelque soit leur notation, cela pourrait à terme fragiliser l’euro. Elle rachètera la dette des Etats, lorsque les marchés n’en voudront pas !

Une telle politique était encore impensable il y a quelques semaines. Comme quoi ….

Bref, l’Allemagne a mangé deux fois son chapeau. A tel point que quatre personnalités allemandes (banquiers, économistes) ont décidé de porter plainte devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe si le Bundestag votait une aide à la Grèce (ce qu’il a fait, d’ailleurs). A suivre…

Sans l’Allemagne dans la zone euro, on serait mal…

 

3) Malgré l’euphorie de façade des dirigeants, le prêt à la Grèce ne règle pas tout, loin de là. D’abord, elle doit, d’ici 2014, ramener son déficit budgétaire abyssal (14% de son PIB) à … 3% ! Ridicule, car impossible, malgré le plan drastique qu’elle a adopté (baisse  des salaires, hausse de la TVA, etc)

Comment espérer qu’un pays puisse réduire si vite sa dette énorme (300 milliards d’euro) en étouffant le peu de croissance qui lui reste ? Démagogique.

Mais surtout, on confond deux choses : la Grèce est en situation illiquide (trésorerie) et insolvable (remboursement de sa dette). On lui règle son problème de liquidité (pour payer ses fonctionnaires, sa santé, ses routes, etc). Mais rien  n’est fait pour résorber sa dette ! Donc il faudra, tôt ou tard, la « restructurer » ( au moins en partie) selon la formule officielle et hypocrite. C’est-à-dire qu’on en apurera une partie (on le fait régulièrement en Afrique, en Asie).

Ne hurlez pas, car on sera bien content du procédé, quand le tour de la France viendra ! …

 

4) Au risque de me répéter, il ne faut pas s’affoler pour l’euro sur-apprécié, mais s’inquiéter vraiment par contre pour l’absence de perspectives de croissance et donc pour le remboursement de la dette des Etats, et non des moindres … La Grèce ne pèse que 2,5% du PIB de  la zone euro. Et sa dette ne représente que 3,6% de la dette publique de l’UE !

Donc la Grèce ne peut planter l’UE, ni l’euro, solide deuxième monnaie du monde ! l’UE, c‘est (encore) la première puissance économique du monde (23% du PIB mondial). Depuis quelques semaines, je lis ou j’entends : l’euro s’écroule, dévisse. La fin de l’euro. Un vrai délire ! Plus ou moins calculé, pour faire passer les réformes les réformes indispensables ?

Depuis des années, les mêmes hurlaient sur un euro trop fort (1,30 puis 1,40 puis 1,50 par rapport au dollar). Il « fallait » qu’il revienne à 1,15 pour « pouvoir exporter ». Eh bien, on y arrive ! Et, tiens donc, ça ne va plus ? L’euro est à 1,23. Onze ans après sa naissance (1,17%) qui dit mieux ? Je croyais que c’était bon pour les exportations, s’il baisse ? Faudrait savoir ! Mais s’il baisse trop, cela nous enlève … du pouvoir d’achat ! On ne peut avoir le beurre, et l’argent du …

Si la France, l’Italie, l’Allemagne s’écroulent, oui, il n’y aura plus d’euro. Mais pas la Grèce ! Mais cela n’arrivera pas. Les peuples paieront la note, c’est tout !

Sachons raison garder.

Les médias veulent faire des gros titres pour vendre, et les politiques veulent faire peur pour mettre (enfin) en place des politiques de rigueur !

Je rappellerais même que le déficit de toute la zone euro (16 pays, 320 millions d’habitants), c’est 6%, alors que celui des Etats-Unis c’est … 12,5% ! La Grande-Bretagne aussi est endettée, et je pense que la livre sterling sera aussi attaquée bientôt par les spéculateurs. C’est leur « métier ». Mais il est vrai que les Etats-Unis sont un vrai pays fédéral, avec donc des garanties budgétaires fédérales, et des convergences fiscales. Toute la différence est là ! D’autant qu’ils produisent plus, donc plus de croissance.

 

5) Autre hypocrisie que je veux dénoncer : ce sont les dirigeants politiques qui ont dépensé sans compter depuis 11 ans en se mettant à l’abri de l’euro, selon un principe bien connu : après nous le déluge pour rembourser les dettes énormes. C’est irresponsable, et immoral. Alors aujourd’hui, ils stigmatisent les agences de notation et les marchés financiers qui dénoncent leur « laisser faire » laxiste ! Certes, il y a des spéculateurs parmi les marchés, mais il ne faut pas tout mélanger. Les marchés, ce sont eux qui prêtent : aux Etats, aux entreprises et aux particuliers, via les banques. Donc quand ils n’ont plus confiance en tel ou tel Etat, ils le sanctionnent en dégradant sa note, et en augmentant le prix (taux d’intérêt) de leur prêt (cf mon blog précédent). C’est aussi simple que cela ! Bref, ils sont le  baromètre de la santé financière et budgétaire des pays de sa capacité à rembourser. Ils suppléent les politiques qui minimisent ou négligent leurs déficits. Ils corrigent les déséquilibres, en rendant l’argent plus cher, voilà tout. Jusqu’à ce que le Politique prenne enfin ses responsabilités.

Comme un banquier le fait pour un particulier, ou une entreprise. Alors, SVP, ne cassons pas le thermomètre qui « sanctionne » à juste titre l’Etat quand il a mal géré ses finances publiques.

J’ai déjà expliqué le cas de la France : 30 ans de dettes publiques croissantes, soit 1.500 milliards aujourd’hui ! Dénoncée depuis des années par la Cour des Comptes. Tout le monde s’en moquait (on verra plus tard). Eh bien, on y est ! Et voici (bientôt) la facture. Et elle sera salée.. Mais chut, faut pas le dire. Dormez tranquille ! J’aurai l’occasion d’y revenir dans mes prochains blogs…

 

L’euro ne s’écroulera pas avec le cas grec. Ni l’UE.

Par contre on ne s’en sortira pas sans une véritable gouvernance économique commune. Pour réaliser enfin l’Union économique et monétaire prévue depuis le Traité de Maastricht de 1992 ! On ne peut pas réussir l’Union monétaire sans une vraie convergence des économies, sur le plan budgétaire et fiscal. Les signataires de Maastricht le savaient bien ! On le répète depuis des années. Cette fois, les dirigeants sont au pied du mur. Leur responsabilité devant l’histoire est immense sinon les spéculateurs s’attaqueront aux autres pays cigales, s’ils sentent les moindres failles ou désunions. On s’attaque toujours aux faibles.

Le budget de l’Europe est indigent : 130 milliards, soit 1% du PIB de l’UE. Il faudrait un budget du 15% du PIB ! Un vrai budget européen permettrait de mutualiser les risques, de lisser les dettes, d’être plus fort ensemble pour renégocier les taux d’intérêts avec les organismes prêteurs ; et pour faire une vraie politique de relance (industrie, relance), seule capable de créer des emplois.

Les Etats doivent aussi faire converger leurs politiques fiscales, aujourd’hui contradictoires, entre Etats. Les économies sont trop disparates, hétérogènes entre elles. L’Union fait la force, la division aboutira à l’impuissance et aux dumpings croissants entre « Etat-nations ». Il faut faire vite, sinon les pays vertueux (fourmis) Allemagne, Pays Bas, Autriche, Belgique, Pays scandinaves, creuseront l’écart de compétitivité, donc de croissance, avec les pays cigales (du sud, dont la France). Les premiers produisant et exportant, les seconds consommant et s’endettant..

L’Allemagne a encore fait d’énormes concessions. Continuera-t-elle ?

Plus les pays européens seront en compétition entre eux, plus la France risque de souffrir. Car sa dette est … le premier poste budgétaire du pays (7,7% du PIB), devant l’Education nationale. Cela nous ôte toute marge de manoeuvres, toute politique structurelle sérieuse, en matière de recherche, d’innovation pour retrouver  la compétitivité qui nous manque. Si la France ne parvient pas  à convaincre l’Allemagne de faire vraiment  une Union économique à 16 et, mieux, à 27, notre inexorable déclin industriel, la chute de nos exportations, la diminution de nos brevets de recherche s’accentueront. Avec une  compétitivité trop faible, notre croissance restera atone les années prochaines  (1% ; 1,5% au mieux). Le chômage structurel augmentera donc et la dette ne sera pas résorbée. Au mieux freinée. Sur les 141 milliards d’euro de dette en 2009, la crise et les plans de relance  représentent à peu près 50 milliards. Les 90 autres milliards sont de la dette structurelle. Alors, assez de mensonges !

 

A quelque chose, malheur est bon.

Les crises ont toujours fait avancer l’Europe. Avec des Européens convaincus, qui avaient connu les atrocités de la guerre : Helmut Schmitt, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterand, Helmut Kohl, Jacques Delors.

La génération actuelle est moins européenne, plus fluctuante, plus populiste, l’œil rivé sur les sondages, en bref, carriériste. En 2007, durant la campagne des Présidentielles en France, on n’a pratiquement pas parlé Europe. Sauf pour… taper sur l’euro qui était « trop fort » ! Ils ont bonne mine, aujourd’hui !!

Ces jours ci, la Commission européenne a profité de cette crise pour avoir une idée, la première depuis six ans : elle propose de contrôler au préalable les budgets nationaux des Etats membres afin de voir les convergences.

Ouh là là ! Aussitôt, des réactions virulentes dans quelques capitales : « pas touche à mon Parlement » ; « atteinte  à la souveraineté nationale ». Ca continue !

Ils n’ont donc rien  compris ! Et quand les notations de ces pays seront, à leur tour, dégradées, et qu’il faudra alors rembourser la dette à un taux plus élevé et assorti d’un carcan de mesures drastiques, leur souveraineté sera intacte ?

Alors arrêtons de nous regarder le nombril, d’être arrogants (surtout à l’égard de l’Allemagne !), de nous déclarer « moins touché que les autres » (gag !) et de nous mentir en permanence. Le monde entier n’est pas en crise, il est même en pleine croissance (USA, Asie, de 4 à 12,6%). La France, et quelques pays de la vieille Europe, eux, sont en crise, et vont stagner avec une croissance très molle (1% ?), si l’on ne fait rien. Pas de compétitivité, pas d’investissement, donc pas de croissance. Nous sommes dans le camp des déclinants, face aux émergeants. Chacun son tour. Les conséquences, on les connaît : chômage à deux chiffres et baisse  du pouvoir d’achat. Et dans un tel contexte, il faudra être plus rigoureux dans les dépenses publiques. La RGPP, fort utile, ne suffira pas. Les marchés nous observent. Ce sont eux qui fixeront le prix du remboursement de notre dette. Il faudra donc être vraiment rigoureux (et au-delà des mots, stériles), et faire comme tous les autres (Grèce, Espagne, Portugal, Roumanie, Hongrie) : augmenter les impôts et taxes, baisser les charges, les salaires des fonctionnaires, supprimer les niches fiscales (72 milliards !!) et travailler plus. Plus, on attendra, plus ce sera pire. Il est temps de dire la vérité. Cela fait 30 ans que la France dépense plus qu’elle ne gagne ! Gare aux campagnes électorales démagogiques … On devra changer de modèle économique, de politique, de mode de vie. Cela prendra 5 à 10 ans, pour s’ajuster au monde ! Sinon on s’écroulera ! La roue tourne, et de plus en plus vite ….

 

Jean Monnet, Robert Schuman, vous avez fait courageusement des choses fantastiques et difficiles, dans un contexte autrement plus sensible. J’espère qu’ils ne vont pas casser votre belle œuvre.

Vivement une prochaine génération de dirigeants, de la trempe de Schuman, plus sensible aux réalités économiques et financières, plus volontaire pour les mesures difficiles, plus désintéressée et respectueuse de l’intérêt communautaire.

Je dois demander la lune…

Vive l’Europe !