Recherche
Calendrier
  • Décembre 2018
    LunMarMerJeuVenSamDim
      
     1 2
    3 4 5 6 7 8 9
    10 11 12 13 14 15 16
    17 18 19 20 21 22 23
    24 25 26 27 28 29 30
    31  

  • Évènements à venir :
    • Des événements sont à venir, restez en ligne!

L’Europe a les dirigeants qu’elle peut !

02 novembre 2011

Chers amis internautes,

J’avais commencé mon blog sur cet accord européen du 26 octobre 2011 sur la Grèce, en vous donnant mon analyse. Comme elle reste largement valable, malgré le coup de théâtre de la –tragédie – grecque, du 31 octobre, je vais la publier néanmoins, en y joignant, à la fin, une autre partie actualisée, titrée « le nationalisme nous tuera ».

L’actualité est si riche (sans mauvais jeu de mot !!), et s’emballe tant que l’on a du mal à réfléchir… et à écrire. Bloggeur, cela devient un métier à plein temps, ce qui n’est pas mon cas !

Voici donc, exceptionnellement, deux parties distinctes de mon blog : l’avant et l’après décision grecque à propos du référendum

I – l’accord du Sommet européen du 26 octobre 2011

N’en déplaise aux communiqués de victoires des deux principaux dirigeants européens, Merkel et Sarkozy, déjà en campagne, le sommet européen du 26 octobre a certes réussi, mais sur un accord a minima, à coup de marchandages laborieux, et valable à court terme seulement. C’est mieux que rien, bien sûr, car on a gagné (un peu) de temps. Sans cet accord, nos dirigeants auraient perdu définitivement, face aux prêteurs du monde entier, le peu de crédibilité qui leur reste. L’Europe a fait preuve de solidarité, heureusement, même s’il faudra bien, un jour, apurer le reste de la dette grecque.

Ce qui a été acté était pronostiqué par tous les experts sérieux depuis des semaines. Cet accord est plus technique que politique. On a éteint un feu (grec) sans s’attaquer aux causes de l’incendie

1/ un nouveau programme pluriannuel d’aide de l’UE et du FMI est mis en place, prévoyant un financement de l’ordre de 100 milliards d’euros. En outre, un accord a été trouvé avec le secteur privé (banques, assurances, etc) d’abandonner 50% de la dette grecque détenue par lui, soit un abandon de créances d’environ 100 milliards d’euros. Au total on apure à peu près la moitié de la totalité de la dette publique grecque, qui s’élève à 380 milliards d’euros.

Cela permettra à la Grèce de rebondir quelques mois. A elle se saisir sa chance, et de se réformer, enfin, sinon elle replongera… La Grèce s’engage à atteindre une dette de … 120% du PIB en 2020 (actuellement elle est à 160% du PIB !)

2/ Le FESF (Fonds européen de Stabilité financière), créé avec 440 milliards d’€, et dont il ne reste (déjà) plus que 250 milliards d’€, a été multiplié par 4 : soit 1.000 milliards. Il s’agit de garanties, couvertes par des assurances, et qu’on actionne en cas de besoin.

Cet accord est un petit accord qui peut couvrir l’Espagne, le Portugal, mais certainement pas l’Italie, ou la France, qu’il faudra bien un jour renflouer. Donc, là encore, tout sera à recommencer, d’ici quelques mois, tant les choses vont vite. Même les Chinois sont appelés à la rescousse, ainsi que d’autres riches émergents, car c’est bien là qu’il y a des milliards de dollars. L’économie est mondiale, les prêteurs aussi. N’en déplaise aux « dé-mondialisateurs » et autre souverainistes…

3/ recapitalisation des banques européennes de 100 milliards. Durement négociée avec les banques. Les banques françaises, qui vont bien pour l’instant, ont peu besoin de ce fonds (on parle de 8 milliards sur les 100 milliards)

Accord à minima donc, rustine financière qui ne change pas grand-chose sur le fond (sans jeu de mot !). Sarkozy et Merkel (l’un est cigale, l’autre fourmi), de plus en plus divergents, se gargarisent devant leurs électeurs, mais rien n’est réglé en profondeur. La première puissance économique de l’Europe, l’Allemagne, le pays « fourmi », veille au grain de la rigueur budgétaire, et la France, meilleur des pays … cigale, qui n’a jamais respecté le Pacte de stabilité et de croissance (les fameux critères de convergence nécessaires à la cohérence du projet monétaire européen), et qui aura tôt ou tard sa notation dégradée, doit s‘aligner sur le premier de la classe. Et non l’inverse. Cela est tout à fait normal, d’autant que l’Allemagne a toujours payé pour l’Europe : sa réunification, le passage à l’euro, sa contribution au budget depuis 30 ans. Malgré cela, l’Allemagne est riche, exporte beaucoup, n’a que 6,5% de taux de chômage, et a presque 3% de croissance ! Elle peut donc emprunter sur les marchés à 2%, la France à 3,5%. Et les écarts se creusent, se creuseront encore. C’est mathématique. On ne pourra pas rattraper son potentiel industriel et exportateur en quelques mois (si on le rattrape !…)

On a donc évité la catastrophe, en se donnant un peu d’air, mais toujours aucune vision de long terme affiché, toujours aucun courage politique. On n’explique toujours rien d’essentiel aux populations, on continue à les endormir, alors qu’il faudrait un électrochoc pédagogique sur les efforts à faire dans les pays faillis, et sur les réformes nécessaires de l’Europe en général, face à sa terrible perte de compétitivité sur les marchés mondiaux (j’y reviendrais). La France a toujours essayé, parfois réussi, de rattraper l’Allemagne ! Cette fois, ce sera dur !

Mais, c’est vrai, j’oublie qu’on est en campagne, et que ces gens là ne pensent qu’à leur agenda électoral, et pas à l’avenir géo-stratégique de l’Europe.

Donc, pas un mot, en France, sur la fin de l‘Etat providence, sur la poursuite de la baisse des dépenses publiques (pas 6 à 8 milliards, c’est ridicule) et de la nécessaire hausse des impôts, et surtout sur le nécessaire fédéralisme économique, budgétaire, fiscal, social, et même politique, sans lequel l‘addition de petits pays ruinés et désindustrialisés ne donnera toujours pas confiance à nos prêteurs mondiaux, tous ceux qui nous observent, et qui ont pourtant beaucoup d’argent à investir…

Le 26 octobre 2001 ne sera pas historique pour l’Europe, il faudra d’autres réunions, d’autres palabres, d’autres négociations, et surtout du courage et de la vision politique.

Faudra-t-il perdre encore 6 mois pour la France, et plus pour l’Allemagne ? Attendre nos élections, qui ne sont que « locales » à l’échelle du monde ? Pour enfin avancer dans une Europe forte, unie, soudée. Ou bien attendre que cette génération politique, soit balayée par le souffle de l’Histoire et du nouveau monde ?

Je suis irrité car ce qui se passe depuis des années est immoral : jugez plutôt. Malgré son énorme potentiel, l’Europe va s’enfermer dans une austérité généralisée parce qu’elle n’a pas su anticiper, mutualiser ses dettes et ses ressources ! Alors qu’elle est la première puissance économique mondiale, avec la 2ème monnaie mondiale, forte et stable, et qui détient, après 13 ans d’existence, déjà 27% de réserves mondiales de change ! C’est lamentable ! Nombre d’économistes et d’experts avaient prévenu les dirigeants depuis des années, des conséquences de telles dettes accumulées. En vain.

Parce que cette génération de gouvernants euro-tièdes, voire euro-sceptiques, au lieu de faire une Europe fédérale, intégrée, que nous réclamons depuis des années et des années, sont restés sourds, aveugles, sur la mutation du monde, et divisés. Les voilà bien seuls, fragiles, et sans le sou ! Alors que leurs prédécesseurs (Delors, Kohl, Mitterrand) avaient ouvert, eux, la voie du fédéralisme avec l’Union monétaire. Mais cette voie était un point de départ, pas un point d’arrivée. Ils l’avaient dit, re-dit, et écrit, n’en déplaise aux dirigeants actuels qui feignent de découvrir le problème. Ce fédéralisme monétaire devait, pour être cohérent, déboucher sur un fédéralisme budgétaire et fiscal, au moins ! Or cette nouvelle génération n’a rien fait de tel, sauf profiter de l’euro stable et des taux d’intérêt faibles pour consommer, sans compter, et souvent dans des dépenses de confort, improductives. Pour avoir la paix sociale. Et certains, aujourd’hui, ont le culot de dire « l’euro a été mal conçu » ! De qui se moque-t-on ?

Depuis longtemps, on le sait qu’il faudrait un vrai budget commun, une fiscalité commune, des salaires convergents pour mettre le paquet sur les investissements d’avenir (et sur la recherche-développement). Et tout repartirait ! A 17 pays fédérés, voire à 27. Car le seul problème de l’Europe, c’est son problème de croissance, de compétitivité face au nouveau monde. Plusieurs pays de l’UE vont bien, au nord : l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, la Finlande. Hors euro, il y a aussi le Danemark, la Suède. Ils ont de la croissance, ils exportent, ont donc peu de chômeurs, ont un niveau de vie bien supérieur au « sud ». Ce n’est donc ni un problème d’euro, ni un problème de dette. Quand une économie tourne, on peut payer ses dettes ! Voir même, on n’a pas de dettes ! Vu qu’on a de bonnes rentrées fiscales.

Car pour les pays fragiles ou en crise, c’est bien là tout le problème : on met des années à commencer à régler le problème des dettes, mais toujours rien sur la relance de l’Economie. Plus de la moitié de l’UE n’a ni croissance, ni réserve pour la relancer ! D’où la naissance de crises sociales, de mouvements d’indignés dans ces pays. Le pire est que ces pays (dont la France) seront plombés pour plusieurs années par une croissance atone (0,5% à 0,8% au mieux en 2012), et plusieurs décennies de dettes. Le cercle vicieux. La France sera, par exemple, dans la situation de l’Italie dès 2013, et ce jusqu’en 2020 : en 2013, elle sera le 1er émetteur de dette publique de toute la zone euro. Aujourd’hui, c’est l’Italie, avec ses 1.900 milliards d’euros de dette (120% du PIB !). En 2013, ce sera la France, dont la note aura été, par anticipation, dégradée. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est (entre autres) Thierry Breton, ancien ministre de l’Economie et des Finances de Jacques Chirac. Quand les politiciens ne sont plus aux affaires publiques ils (re)disent la vérité ! C’est déjà ça.

Comment donc ces pays, dont la dette sera de plus en plus chère, pourraient-ils s’en sortir seuls, n’étant plus compétitifs sur le marché mondial ? Il faudra bien une Europe unie et intégrée !! Pour faire jouer la solidarité. Aider les Grecs, c’est nous aider TOUS ! Et bien non, ils tergiversent encore, prennent leur temps ! Surréaliste !

Mes commentaires sur la décision du Premier Ministre grec d’organiser un référendum sur l’accord du 26 octobre 2011 :

II - Le nationalisme nous tuera !

D’abord, je voudrais clarifier plusieurs points, par rapport à tout ce que j’ai lu ou entendu. Et tant pis si je suis à contre-courant ! J’assume…

1/ Le référendum, c’est le processus le plus démocratique.

Certes, le procédé est choquant par sa surprise et sa soudaineté. On sait que les peuples, mal informés, répondront par leur cœur, et leurs tripes. Donc, on imagine la réponse, vu qu’ils sont écrasés par une politique d’austérité trop dure. D‘ailleurs quelle sera la question : voulez-vous sortir de la zone euro ? Ou une question sur l’aide accordée à la Grèce par le Conseil européen du 26 octobre ? Ou un mélange des deux questions ? Cela veut-il dire que l’on aiderait les Grecs même hors zone euro (après tout le Traité de Lisbonne assure la solidarité entre tous les pays membres de l’UE) ? Je suis persuadé qu’on les aidera. Sarkozy n’a-t-il d’ailleurs pas dit : « l’accord est la seule voie possible ». Le communiqué de l’Elysée est très clair. Donc la Grèce aura ses chèques euros. Je continue donc à ne pas céder aux sirènes du catastrophisme En même temps, l’Europe, avec ce référendum grec, se démocratise, tordant le cou aux euro-sceptiques et autres nationalistes, à l’affût.

2/ Il faut comprendre Georges Papandreou

Depuis mai 2009, il demande de l’aide à la zone euro. Deux ans de palabres pour les avoir. Il subit le mépris et l’arrogance des « riches ». Il est confronté à un climat insurrectionnel à répétition, et il se retrouve dans l’impossibilité d’appliquer les « contreparties » exigées à son peuple (réforme, fiscalité etc). Je sais bien que les Grecs ont triché et trichent encore. Mais quel pays au monde supporterait une telle intensité de réformes, dans un laps de temps si court ! C’est démentiel ! Mais les Grecs ont quand même fait des efforts, depuis 2 ans. Cela, on ne le dit pratiquement jamais.

Son opposition avait promis de démanteler cet accord. Le pays devient donc ingouvernable. Or Georges Papandreou est un politique, il agit en politique. Il joue son va-tout.

3/ Dramatisation

Une fois de plus on sur-réagit aux événements, dans la classe médiatique et la classe politique, dont la cote de popularité est au plus bas. De même qu’on a exagéré le succès de l’accord européen du 26 octobre, qui n’a fait qu’éteindre provisoirement un incendie, sans s’attaquer à ses causes. On dramatise à présent : ce référendum serait la fin de l’Europe par affolement des marchés, l’éclatement de la zone euro par contagion, etc.

Du calme, du calme, les symboles sont forts, certes, mais la Grèce c’est seulement 2,5% du PIB de l’UE. Si on l’avait aidée en mai 2009 (j’ai bien dit 2009, pas 2010), ce problème n’aurait pas dégénéré. Les marchés ont horreur du vide et des atermoiements. Tout le monde, ou presque, crie à l’effet domino, à la contagion inexorable. Même si la Grèce sortait de la zone euro, ce qui n’est pas encore fait, je ne suis pas du tout certain que les autres pays s’effondreraient les uns après les autres : l’Irlande se redresse déjà, le Portugal et l’Espagne font d’énormes efforts, en silence.

Mais au fait, y aura-t-il même un référendum ? Je parie qu’au G20, l’UE, les USA, voire la Chine vont « travailler » Papandreou !!

La zone euro, et l’UE, quoiqu’il arrive, c’est du solide. L’euro aussi ! Arrêtons de nous faire peur, en permanence. L’euro n’explosera pas. Je l’ai toujours dit. La zone euro n’implosera pas. Peut-être l’UE aura-t-elle 2 (ou 3 ?) vitesses…. J’espère enfin que les candidats aux élections ne dramatiseront pas la crise, pour assurer leur réélection. Ils prendraient un risque majeur !

4/ le problème, c’est le nationalisme, un point c’est tout.

Les grecs, qui ne veulent pas comprendre le fonctionnement économique, financier, budgétaire du monde, se sentent humiliés, agressés, par la condescendance de leurs partenaires européens. Seuls 40% des Grecs approuvent le plan de sauvetage européen. Si j’osais, je vous dirais que 40%, c’est déjà pas si mal ! En Argentine, au Chili aussi, les peuples se révoltaient contre les plans drastiques du FMI !

Mais on serait surpris si on faisait le même sondage, et/ou le même référendum, dans beaucoup de pays européens (dont la France). Donc, messieurs/mesdames les candidats, ne donnez pas de leçon. Le gouvernement allemand est constamment sous l’épée de Damoclès de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, c’est cela aussi la démocratie. Au moins, en France, un seul a tout décidé pour tous ! Cela évite les « formalités » !… Belle leçon de démocratie participative, en vérité… Silence radio du Parlement, du Conseil constitutionnel, etc. La France n’a donc pas de leçons à donner, elle qui vote non au référendum de 2005, mais qui a eu la bonne idée, tout de même, de consulter le peuple, en 1992, pour le Traité de Maastricht qui débouchait sur la monnaie unique.

La France ne consulte pas ses partenaires non plus, ni l’Italie, quand ces deux pays décident seuls de fermer leurs frontières pour lutter contre les « invasions » (sic !) arabes, tunisienne ou libyenne. La France ne prend pas de gant pour expulser manu militari les Roms, qui sont des Européens, violant ainsi les Traités européens, à commencer par les Accords de Schengen.

En France, déjà, on s’élève sur la main-mise des Chinois qui nous prêteraient ! Alors pourquoi stigmatiser les Grecs ? La crise économique et le chômage attisent, chez les peuples en souffrance sociale, la peur de l’autre, de l’étranger, et favorisent le repli identitaire.

Papandreou est aux abois politiquement, il joue son va-tout. N’importe quel dirigeant de cette Europe « d’Etats-Nations », pour survivre politiquement, jouerait la fibre nationaliste plutôt que la solidarité (et même reconnaissance) européenne. A part quelques uns : Jean-Claude Juncker, Guy Verhoffstat, Giorgio Napolitano, Gerhard Schröder, Joschka Fisher.

On a « habitué » les peuples au nationalisme, aux valeurs de « l’Etat-Nation », cette fiction dans un monde multipolaire. On n’a pas parlé de l’Europe pendant 30 ans, sinon en mal, en la dénigrant, la stigmatisant. C’est la « faute à Bruxelles ». Les dirigeants, euro-tièdes, n’ont même pas su faire aimer l’euro ! Ils s’en sont servis, pourtant, pour se protéger !

On n’a pas fini de payer tout cela.

5/ le la question majeure est la croissance.

Au risque de me répéter, depuis des années, le problème n’est pas que dans la dette, loin de là ! C’est l’économie le sujet. On joue à se faire peur, une fois de plus. Les marchés s’affolent un peu. Les bourses baissent. Et alors ? C’est la loi du capitalisme mondialisé, qui gagnerait, certes, à être régulé. Si tous les pays d’Europe avaient 3% de croissance et plus, chacun rembourserait sa dette, et la jeunesse aurait un emploi, un avenir. Souvenons-nous des Trente Glorieuses, que connaît à présent… l’autre partie du monde !

Sans croissance, toutes nos solutions seront insoutenables, pour des années et des années.

Mais là, le « couple qui dirige tout », le franco-allemand, en parle, mais ne fait rien, impuissant, au grand dam, d’ailleurs, de nos partenaires américains ou chinois ! Tout le monde dépend de tout le monde.

Faisons une Europe intégrée économiquement et politiquement, sinon nos petits nationalismes finiront pas nous tuer. Faisons là peut-être sans les Grecs (je ne le souhaite pas), mais avec tous les bailleurs de fonds qui croient encore en cette Europe des Droits de l’Homme et de l’Universalisme, en nos talents (chercheurs, scientifiques) et en notre géo-localisation privilégiée. On a encore quelques atouts, y compris une monnaie mondiale (enfin !).

Seule une Fédération, ou des « Etats-Unis d’Europe » (non désunis) nous rendront forts, en mutualisant le passif (9.000 milliards de dettes souveraines européennes, inférieurs toutefois au 14.000 milliards de dettes américaines), et en agrégeant nos ressources naturelles, fiscales, budgétaires pour enfin relancer la machine économique et industrielle via la recherche et l’innovation.

Tout le reste n’est que broutilles.

Bon sang ! On a su le faire avec la CECA en 1951. Six ans après la guerre ! On a su le faire avec l’euro. Pourquoi avoir tout arrêté ?

Je l’ai déjà écrit : la responsabilité des gouvernants depuis 1999 (naissance de l’euro) est énorme. Pour sauver leur peau, ils ont cassé la dynamique européenne !

C’est donc bien du côté du personnel politique de cette « vieille » Europe qu’il faudrait faire le ménage, personnel qui est si mal éduqué sur le fait européen, et qui répète à « son » peuple que le salut est national !

On raisonne sur le modèle de l’Etat-nation « fin XIXème siècle – début XXème siècle ». Quand donc comprendront-ils qu’il vaut mieux un seul grand fauteuil que 27 (ou même 17) tabourets dépareillés ?

En attendant, les peuples souffriront, se monteront les uns contre les autres, et se fâcheront…

Vive la Grèce, vive l’euro, vive la solidarité !