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Pourquoi je m’engage

20 avril 2014

J’ai la passion de l’Europe depuis plus de trente ans, et je suis un militant actif depuis 25 ans. Au fil des ans, j’ai été convaincu que la seule solution pour avancer et progresser était la voie fédérale, pour préserver et conforter une Europe démocratique, prospère et influente. Sans autre alternative possible ou crédible.

Il y a 20 ans, dans le cadre de ma vie professionnelle, j’ai été mis à disposition, durant onze ans (de 1994 à 2005) de l’Institut de l’euro, structure qui a contribué à la mise en place de l’euro, élément clé de la construction européenne, belle avancée fédérale, avec une banque centrale indépendante des Etats. Pendant onze ans, j’ai expliqué pourquoi et comment, avec l’euro, l’Europe faisait un pas décisif sur le chemin de l’intégration économique et politique.

L’Institut de l’euro a donc joué un rôle politique, d’information de sensibilisation à la construction européenne, et aussi un rôle technique sur les conséquences juridiques et pratiques du passage à la monnaie unique.

Cette mission passionnante, et mes multiples contacts auprès de tous milieux, de tous organismes publics ou privés, m’ont définitivement convaincu que la seule issue pour 508 millions d’Européens serait d’aller plus en avant dans la « construction » de l’Union.

Or, depuis quelques années, le climat politique et social change. Sans doute à cause de cette longue crise de mutation du monde en faveur de l’Asie et de l’Afrique, ou de l’Amérique latine, et où nombre de pays européens (le Sud notamment) sont en difficulté, on observe la montée de l’euroscepticisme, voire de l’europhobie. Lentement, mais sûrement. On nous prédit une nouvelle poussée le 25 mai prochain. Jamais, on n’a autant dénigré, décrié l’Europe, de façon générale, quasi systématique. Et l’on sait bien que les politiciens, dans leur grande majorité « suivent » les opinions publiques, par démagogie, plus qu’ils ne les précèdent. La classe médiatique aussi, est souvent eurosceptique.

L’Europe est donc devenue le bouc émissaire idéal. Même si cette crise de mutation, qui durera, a amené à quelques réflexions et débats nouveaux (en France en tout cas), sur une alternative possible. Et si on essayait le fédéralisme ? Puisque toutes les politiques nationales (de droite ou de gauche) échouent. Si on se rassemblait ? Si on mutualisait nos ressources, et nos dettes ? Confusément, émerge (timidement) l’idée qu’on est peut être plus fort, plus efficace à plusieurs, que seul… Surtout dans un contexte de mondialisation accélérée et irréversible, qui redistribue les cartes de la production, de l’innovation, de la consommation et de la prospérité, de l’Occident vers l’Asie. Et demain vers l’Afrique, aussi.

Les peuples sont pleins de bon sens, ils finissent toujours par comprendre, même si des « élites » assènent un discours contraire (repli sur soi, repli identitaire, repli national).

Et c’est à cause de cette contradiction majeure et dangereuse, de ce déni collectif de réalité des actuels dirigeants européens, de ce manque de vision des partis « classiques », préoccupés par leur carrière court-termiste, aveugles devant les enjeux et défis du monde (défi démographique et migratoire, énergétique, militaire et sécuritaire, défi de compétitivité, défi climatique et environnemental) que j’ai décidé de m’engager à fond pour ces élections législatives européennes du 25 mai 2014, si importantes, si stratégiques.

Afin de parler des enjeux et défis qui nous attendent, nous autres Européens, et de proposer des solutions réelles et pragmatiques.

En 25 ans, j’ai du, comme d’autres, faire des milliers de conférences, de débats, écrits des milliers de pages (articles, blog, livres) sur la cause européenne. Je continuerai naturellement tout cela, mais cela ne suffit pas. Car ces réunions, ces conférences touchent souvent des convaincus, ou des initiés aux questions – complexes – de l’Europe.

J’ai donc décidé d’aller plus loin, pour militaire sur le « terrain », échanger avec les « gens » les plus divers, participer à la votation afin de prolonger le débat jusque dans les urnes, la seule vérité dans un régime démocratique.

Pour cela, j’ai rejoint le seul parti fédéraliste digne de ce nom : le PFE, parti fédéraliste européen. Qui d’autre que le PFE parlera d’Europe ? Quand d’autres partis seront tentés, comme d’habitude, de « nationaliser » le débat ? Qui d’autre que le PFE parlera du fédéralisme, en expliquer les aspects institutionnels et constitutionnels, ainsi qu’une méthode simple et démocratique pour l’instaurer ? Qui d’autres que le PFE proposera en 7 points synthétiques un vrai programme, réaliste, pragmatique pour faire enfin de l’Europe une puissance politique et géo-politique dans un monde complexe et parfois dangereux ? Pour peser dans les affaires du monde ? Alors les dirigeants actuels, frileux et attentistes, rendent l’Europe vulnérable, sous domination américaine, et demain asiatique. Dans trente ans, si l’on reste « un géant économique, mais un nain politique » il n’y aura plus aucun Etat européen présent au G8… Comment pèserons-nous pour notre part de ressources énergétiques (que nous devons acheter ailleurs) ? Comment pouvons-nous préserver notre sécurité sans une défense européenne, ou préserver nos acquis sociaux et notre niveau de vie sans une Europe de l’industrie, de la recherche et de l’innovation ?

Le PFE sera le seul, dans ces élections décisives de mai, à montrer la voie de l’intégration économique, sociale et politique, dans une construction fédérale de l’Europe, et bien sûr démocratique, en donnant au Parlement européen, la voix des peuples européens, les pouvoirs qu’il n’a pas aujourd’hui, où dominent l’intergouvernementalisme du Conseil européen, c’est-à-dire des Etats divisés, affaiblis, sans projet, et la Commission, souvent sous le joug du Conseil européen ?

Le PFE, petit parti en devenir, pour y arriver, a déjà trois atouts :

- c’est le seul parti à être trans-national. Il existe déjà dans 16 pays de l’UE, et aura des listes à ces élections Européennes 2014 dans plusieurs de ces pays. Et sans doute dans 5 à 6 circonscriptions en France.

- c’est un parti trans-courant qui accueille en son sein toute personne, de al gauche à la droite, en passant par le centre, et des personnes issues de la société civile ne s’étant jamais engagées auparavant.

- c’est un parti qui accueille des personnes de toute l’UE, ou bi-nationales. Il y en aura, en tant que candidat, sur la circonscription PFE Sud-Est.

C’est enfin un parti qui ne ressemble à aucun autre : ses élus au Parlement européen, s’il en a, ne cumuleront cette prestigieuse et lourde fonction de parlementaire avec aucun autre mandat. D’une manière générale, ce parti est contre le cumul des mandats.

C’est pourquoi j’ai accepté avec honneur et gravité ma désignation comme tête de liste pour le Parti Fédéraliste européen dans la circonscription Sud-Est 2014 pour ces élections du 25 mai prochain.

Vous trouverez bien sûr, ci-dessous, la synthèse des engagements et propositions du PFE, détaillés en 7 points.

Programme du Parti Fédéraliste Européen

C’est votre Europe !

Les Pays composant l’Union Européenne ne peuvent plus aujourd’hui faire face seuls aux défis du 21ème siècle. Le programme du Parti Fédéraliste Européen apporte une réponse à cette situation.

Objectif 1 : Construire une démocratie forte de 508 millions d’habitants.

Une démocratie où la décision appartient aux citoyens avec un Parlement européen élu directement et un gouvernement responsable devant ce Parlement. Cette démocratie garantira le bien-être des citoyens européens, la justice sociale, les libertés individuelles, la qualité de la vie et la sécurité pour tous. Elle respectera la diversité des cultures et des langues des pays qui la composent.

Nous proposons une Constitution lisible pour tous qui se substituera à la complexité des traités existants : elle garantira les droits essentiels des citoyens.

Le Parlement sera composé de deux chambres : l’une composée des députés représentant les citoyens et l’autre représentant les États membres.

La Constitution définira les attributions au niveau local, national et fédéral en privilégiant au maximum la proximité avec les citoyens.

Les citoyens européens devront être associés à la rédaction de cette constitution. La Constitution Fédérale devra faire l’objet d’un référendum européen, se déroulant simultanément dans chaque pays selon une procédure unique. Elle sera considérée comme adoptée dans les pays où la majorité des électeurs se sera prononcée en sa faveur en réunissant le tiers des électeurs ayant le droit de vote.

Objectif 2 : Construire une économie dynamique pour l’emploi des européens.

Il faut un marché du travail européen unique en faisant converger la reconnaissance des qualifications professionnelles et les systèmes de protection sociale (famille, santé, retraite….).

Il faut favoriser les petites et moyennes entreprises en leur permettant d’évoluer sur le marché européen et d’être présentes à l’exportation avec l’aide des institutions financières fédérales.

Pour l’industrie européenne, il faut préserver les secteurs stratégiques qui devront être accompagnés par une politique définie au niveau fédéral, tout en respectant les principes de libre concurrence.

Dans la compétition économique mondiale, l’Europe veillera au respect des standards concernant la sécurité, les conditions de travail, le respect des droits humains et les principes de justice sociale afin d’exclure toute concurrence déloyale.

Objectif 3 : Assurer la justice sociale pour tous.

Avoir la garantie du meilleur niveau de protection sociale est une attente légitime des citoyens européens face au développement de l’économie globalisée.

Un budget fédéral doit permettre une solidarité pour faire face aux accidents économiques et maintenir une cohésion territoriale. Il jouera le rôle de stabilisateur au travers d’un système européen d’indemnisation du chômage ou d’un «revenu inconditionnel de base » pour tous.

Objectif 4 : Promotion d’une qualité de vie européenne.

Garantir la possibilité d’accès de chaque citoyen européen à un haut niveau d’éducation.

Favoriser la reconnaissance mutuelle des diplômes et les échanges d’étudiants et d’élèves.

Gérer l’accès aux ressources énergétiques et mettre l’énergie à la disposition des citoyens à un coût supportable, promouvoir la recherche et l’innovation.

Avoir une politique européenne de coopération et d’échanges de bonnes pratiques en matière de protection de l’environnement.

Objectif 5 : La sécurité en Europe.

L’influence de l’Europe s’est affaiblie et elle n’est pas audible, s’agissant des conflits armés qui agitent le monde. Il en va de même pour les conflits commerciaux, le changement climatique, la crise financière internationale, l’évasion fiscale. Seule l’Europe Fédérale peut apporter une contribution à la résolution de ces problèmes.

Il faut une politique étrangère commune, une politique de défense et de sécurité commune ; une armée unique, un commandement centralisé et un service de renseignement unique. Une police fédérale luttera contre les crimes tel que le terrorisme, le crime organisé, le trafic d’êtres humains et l’évasion fiscale internationale. La Fédération demandera un siège au Conseil permanent de Sécurité de l’ONU, à l’OMC et à la Banque mondiale.

Une politique d’immigration doit être définie : un contrôle par une police des frontières fédérales, des règles communes en matière d’immigration, mais aussi une politique d’accueil humaniste respectant le droit d’asile, dont la charge doit être assumée au niveau fédéral ; en même temps, il faut développer une politique de coopération avec les pays sources d’immigration.

Objectif 6 : Établir des finances saines.

Seul un gouvernement fédéral pourra définir une politique de croissance économique et assurer la stabilité et la prospérité de l’Europe.

Un budget européen disposant de ses ressources propres (comme une taxe sur les transactions financières, une TVA fédérale…) pourra financer des politiques environnementales, industrielles, de recherche et d’infrastructures de transport. Une harmonisation et une simplification de la taxation doit être recherchée. Une Union bancaire sera mise en place, jouant le rôle de régulateur.

La BCE doit émettre la monnaie, favoriser la croissance en maîtrisant l’inflation et veiller à ce que les taux d’intérêts bas profitent aux citoyens.

Objectif 7 : Une communauté de citoyens européens riche de sa diversité.

Le droit de vote et d’éligibilité sera accordé au citoyen européen pour toutes les élections de l’État membre dans lequel il réside.

La diversité des langues sera reconnue et l’enseignement de plusieurs langues sera encouragé: les divers documents administratifs des États membres seront disponibles dans une traduction anglaise.

Les échanges de toute nature entre citoyens des États membres seront développés. Une station de radio-télévision européenne sera créée.

Un statut de parti politique européen sera défini pour permettre l’expression directe des citoyens sur les problèmes européens. Actuellement le Parti Fédéraliste Européen est le seul parti transnational.