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PAUVRE EUROPE ! TU NE MERITAIS PAS CELA….

Une fois de plus, la campagne des « Européennes » aura été morne, triste, aseptisée, franco-française (idem pour beaucoup d’autre pays, d’ailleurs) et déroutante pour l’électeur.

Et chacun s’étonnera, bien sûr, le 7 juin au soir, la larme (de crocodile) à l’œil, du taux massif d’abstention, entre 50 et 60% pour notre pays. Et la désaffection, voire le désamour perdurera voire grandira entre l’opinion publique et les acteurs de cette immense construction européenne aux enjeux de plus en plus majeurs pour la vie quotidienne de 498 millions d’Européens.

Vu les nouveaux pouvoirs que va avoir le Parlement européen, ce serait risible, si le sujet n’était pas si grave. Car on ne continuera pas impunément à faire l’Europe sans l’expliquer au citoyen.

Depuis quinze ans de militantisme européen, je constate, en augmentation croissante, les ravages d’une telle irresponsabilité – ou cynique stratégie – dans les établissements scolaires, les associations, les MJC, et ce quelque que soit l’âge, ou la catégorie sociale ou professionnelle.

A part une petite élite qui s’informe par elle-même, le décalage entre ce qui est connu par nos concitoyens et ce qui se fait à l’échelle européenne est abyssal.

 

Et malgré cette évidence, on continue ! 3 semaines de campagne en « demi-teinte », tous les 5 ans ! Et vivement le 8 juin, qu’on repasse aux « vraies » valeurs ! On n’a pas que cela à faire, n’est-ce pas ? Et puis, on a des élections chaque année, faut y penser, quand même.

L’Europe, c’est loin… Pour certains, ces élections, c’est juste un mauvais moment à passer. Allez courage ! Plus que 8 jours, et puis on « bâche » ! C’est cynique, irresponsable et dangereux, car les peuples finiront par se rebiffer… On ferait exprès qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

 

L’opinion publique ne peut qu’être indifférente, pour plusieurs raisons, à ce scrutin du 7 juin, qui est pourtant parmi les plus importants !…

1)    Les thèmes abordés 

Toutes les enquêtes d’opinion, depuis l’année de la crise économique en Europe, montrent que les trois priorités des Européens, y compris les Français, bien sûr, sont, dans l’ordre :

         - la lutte contre le chômage

         - la lutte contre la crise

         - la lutte pour le pouvoir d’achat

Cela n’étonnera personne, du reste, et c’était même prévisible depuis plusieurs mois ! Et bien, même si les partis politiques sérieux ont fait des propositions sur ces sujets de préoccupations majeurs, ils n’en parlent pas, ou très peu à la radio, à la télé, dans les meetings ! Cherchez l’erreur !

2)    La déconnexion entre les partis nationaux, et les partis européens

Il est très difficile (et c’est du vécu, là encore !) de faire comprendre que les candidats UMP vont, après, se retrouver dans un grand ensemble  (majoritaire actuellement) qu’est le « PPE » (Parti populaire européen) ou le PS dans le « PSE » (Parti socialiste européen) ou le Modem dans « l’ADLE » (Alliance des démocrates libéraux européens) etc..

On peut comprendre que l’électeur soit dérouté, et craigne que « son » candidat ne lui échappe…

3)    Différence de culture politique

Cela conforte le décalage évoqué au point 2 : le Parlement européen fonctionne selon la culture du consensus, les parlements nationaux sont culturellement plus clivés, plus conflictuels. Rien de tel au Parlement européen, l’assemblée est très démocratique : on ne s’invective pas, on respecte le temps de parole, et le compromis est au cœur de la prise de décision politique.

Un exemple parmi d’autres : la fameuse directive ex-Bolkestein (dont je parlais dans un précédent blog) a été complètement réécrite par deux députés : le Français Jacques Toubon pour le PPE, l’Allemande Evelyne Gebhardt pour le PSE. La plupart des textes sont votés, modifiés ensemble (hors partis extrémistes). Ce qui rend d’ailleurs le Parlement européen plus efficace, plus « productif » ! Plus de 900 directives ou règlements en 5 ans…

4)    Méconnaissance des députés

A part quelques « vedettes » connues nationalement, les députés européens sont moins connus que les députés nationaux en raison du découpage en circonscription immense, de  plusieurs millions d’habitants ! En plus, ils sont (pour l’instant) moins invités par les médias que lesdéputés b« locaux ».

Cherchez l’erreur…

J’avais déjà suggéré que les nouveaux députés élus travaillent avec les députés locaux (inauguration, commémoration, etc) ou comme eux (permanences parlementaires accueillant les électeurs), etc..

5)    Désinvolture de certains acteurs

Hauts responsables, seconds couteaux, et candidats eux-mêmes, ont multiplié les approximations, erreurs ou contrevérités sur des questions pourtant simples : nombre de députés français au Parlement ; durée du mandant (si, si !!!) ; nombre de partis politiques ; salaire du député ; partage des rôles entre la Commission et le Parlement ; étendue du vote en co-décision ; critères d’adhésion des nouveaux pays candidats. J’ai tout noté : le nom, le jour, le lieu.

C’est lamentable, et indigne de cette noble fonction.

Je n’ai jamais vu de telles erreurs pour une élection nationale ou locale. Cela est révélateur de l’intérêt qu’eux-mêmes portent à leur fonction !

6)    Déni de démocratie ?

The winner is…. Quel est le futur Président de la Commission ? On le connaît déjà ! Il ne fait aucun doute que le PPE aura la majorité au Parlement, et largement… On ne change pas une équipe qui gagne. Surtout en période de crise, où on a encore plus besoin d’Europe.

Donc le Président de la Commission, monsieur José-Manuel Barroso, sera reconduit en novembre 2009. D’ailleurs, il fait consensus bien au-delà du PPE ! Les socialistes allemands, espagnols, anglais, portugais l’ont choisi aussi ! Et le Président du Parlement européen sera bien sûr, un « PPE ». Sans doute, monsieur Hans Gert Pöttering, s’il le souhaite. Je sais, cela tue le « suspens »…

 

Bref, il y a trop de choses déroutantes, éloignées de la « culture » politique nationale.

L’électeur n’est pas sot. Il « sent » bien que cette élection lui échappe, qu’on ne lui explique pas tout, que les jeux sont faits pour la désignation des Présidents, que les listes sont parfois étranges…

Comment, alors, s’étonner que l’abstention soit forte ?  D’autant qu’elle est à la fois conséquence de ce qui précède et… instrumentalisation !

On ne fait rien pour que les Français (et tant d’autres pays)  « incarnent » l’Europe, se l’approprient.

Il y a bien des meetings, mais ils sont remplis par… les militants des partis politiques respectifs. Bien peu de « grand public ». Surtout, les débats restent désespérément (ou y reviennent vite) sur des thématiques franco-françaises. Là encore, c’est prendre l’électeur pour un imbécile, comme s’il ne savait pas distinguer les 2 niveaux, voire les 3 niveaux : local, national et européen ! C’est vraiment dommage, car on continue, sciemment, à refuser la pédagogie, au profit de l’incantatoire et de la méthode Coué. C’est même dangereux, car si un jour, il faut faire le moindre référendum sur un sujet européen, important, alors il ne faudra pas s’étonner de la réponse…

Certes, les médias (surtout les radios et les journaux), cette fois-ci, ont essayé de prendre le relais en multipliant, depuis trois semaines, les émissions. Mais où sont les débats contradictoires entre M. Barroso et M. Rasmussen, par exemple ? Entre Graham Watson (chef du groupe parlementaire ADLE) et Martin Schultz (chef du groupe parlementaire PSE), par exemple ?

Car, si on n’invite que les différentes listes françaises, on retombe vite dans le débat national. Certains même se « rodent » déjà pour la … présidentielle, c’est dire !

Cela est également vain, car c’est sous-entendre  que l’électeur est assez dupe pour croire que, désormais, tout peut se régler au plan national, ce qui est faux depuis longtemps. Les gens sentent bien que le monde évolue, que l’Europe est à 27, que les grosses multinationales ont bien plus de pouvoir (et d’argent !) que les budgets nationaux de la moitié des Etats membres, que des organisations comme le FMI, l’OMC, la BERD, et la BCE à présent ont un rôle éminent à jouer, qu’enfin la mondialisation redistribue toutes les cartes sur cette planète quand on sait que, désormais 50% de la richesse mondiale est produite en Asie.

Mais cela ne fait rien.

 

Dors tranquille, électeur ! On s’occupe de tout. On ne va pas t’ennuyer avec des problématiques complexes, qui te dépassent. Laisse faire les « élites ».

On ne va quand même pas t’embêter avec les enjeux majeurs du Sommet de Copenhague sur l’environnement, fin 2009 ! Absent du débat !

Ni des défis de l’Europe en matière énergétique, budgétaire, agricole (la PAC), fiscale (harmonisation ?), sociale, culturelle, militaire, diplomatique, géopolitique, pour les 5, 10,15, 20 ans à venir. Absent du débat !

Aucune vision de l’Europe à moyen et long terme, de ses enjeux, de ses défis, de ses ressources, de ses faiblesses, de sa bureaucratie, de son manque inquiétant de budget sur la recherche-développement (ce qui nous condamne à terme face à l’émergence certaine de la Chine, de l’Inde, du Brésil, du Mexique, de la Russie). Absent du débat !

 Et pourquoi ne veut-on pas demander à l’électeur si le budget de l’Europe (1% du PIB européen !) lui paraît suffisant ou non ? Absent du débat !

Malgré les efforts des médias, je ne suis pas certain non plus que l’électeur votera en connaissant bien le fonctionnement institutionnel de l’Europe, le « qui fait quoi » entre la Commission, le Conseil européen et le Parlement. Ni comment est adoptée une directive, de sa genèse à son vote, et comment elle « passe » après dans le droit national (obligatoirement). Et pourquoi on ne dit pas tout ce qu’a voté le Parlement, déjà : la directive Reach, le Paquet énergie-climat, le congé maternité à 18 semaines minimum, la baisse des prix d’avion ou de la téléphonie mobile (SMS) et tant d’autres choses encore.

Circulez.

Puisqu’on vous dit que cela ne vous intéresse pas !

N’insistez pas, voyons !

Résultat : abstention record, incompréhension croissante des processus décisionnels européens, ce qui permet aux uns et aux autres de perpétuer de beaux clichés. Ça peut toujours servir. Exemple : Europe libérale, voire ultra-libérale, alors qu’elle garantit un modèle social le plus élaboré au monde, puisqu’il reste la chasse gardée (avec la fiscalité et le budget) des Etats-membres souverains ! On omet bien sûr de parler des fonds structurels européens : Fonds social européen ; Feader ; Feoga. Ni du Fonds d’ajustement à la mondialisation (1 milliard d’€). On ressort les vieilles lunes : la directive service (ex-Bollkestein), la Constitution européenne ( !) via le Traité de Lisbonne, forcément « libéral ». Provocation, ou ils ne l’ont même pas lu ? Seul l’euro a été épargné du discours démagogique. Car là, les peuples ont bien compris qu’il nous protégeait face à la crise, sinon les vieilles monnaies nationales auraient du dévaluer, avec une envolée des taux d’intérêt pour les crédits, et une inflation majeure.

Bref, on a fait comme d’habitude : on impute à « Bruxelles » tous les échecs et les maux de la terre, et on s’approprie ses succès. Ça marche à tous les coups : « Bruxelles » n’est pas invité à un droit de réponse !

 

Pauvre Europe. Tu ne méritais pas tant de critiques, de démagogie, de mesquineries partisanes.

Tu verras encore peu d’électeurs, cette fois-ci, venir t’honorer dans les urnes. Tu n’auras pas forcément des députés européens compétents, motivés, assidus et fidèles. Certains te quitteront d’ailleurs très vite, d’autres attendront un peu. D’autres enfin viendront peu te rendre visite.

Triste sort, à l’heure où tu nous es de plus en plus utile, même à 27, à l’heure où ton Parlement démocratique va voir (merci, Traité de Lisbonne !) ses pouvoirs considérablement renforcés.

Ne t’inquiètes pas, chère Europe. L’électeur n’est pas aussi bête qu’ « ils » croient. Il finira par s’apercevoir de tes vertus, de ton utilité.

En 2014, tu prendras ta revanche, peut-être, avec un vote massif.

Mais d’ici là, sois courageuse. Ils ne t’auront fait aucun cadeau !

10 Réponses à “PAUVRE EUROPE ! TU NE MERITAIS PAS CELA….”

  1. romain blachier dit:

    post trés bien quoi que paradoxal.on ne peut dire qu’on veut des députés qui s’occupent de l’Europe tout en disant que l’échellon d’élection est trop grand!Moi je suis partisan de listes supranationales!Sinon d’accord avec vous sur l’essentiel du billet.

  2. "grenouille étoilée" dit:

    A genoux, voilà ce que nous serons si ne nous nous exprimons pas le 7 juin….
    C’est à pleurer et lamentable.
    Et pourtant les divergences de propositions sont réelles selon les partis européens en course, elles devraient susciter enthousiasmes et débats, curiosité, mise en perspective des enjeux pour les 27, les fondamentaux….l’Europe de 2009 c’est quoi finalement ?
    La volonté et les arguments de notre Président vont ils rester finalement vains ? la force et les grandes décisions de sa Présidence française de l’UE n’auront t’elles été qu’un pétard mouillé ?…c’est inadmissible à croire.
    Les élus français, quelque soit leur appartenance politique, quelque soit leur mandat, local ou national, auront à supporter une énorme responsabilité dans le cas d’un désamour participatif au scrutin du 7 ( trop annoncé ! )
    Subir plutôt qu’agir….C’est tout simplement inqualifiable.

  3. evrard dit:

    bien parle alain comme toujours du reste
    entierement de ton avis
    personne n’a compris que l’europe on doit en parle tout le temps et non pas dix jours avant l’election
    qu’on ne sait rien de son fonctionnement
    qu’on ne sait rien sur ce qu’elle decide
    tout les partis agitent le meme slogan “sarkozy
    quand ça ne va pas c’est toujours la faute de Bruxelle
    mais ces mots ces constats on les a deja fait il y a cinq ans
    et une fois de plus on n’en a tiré aucune leçon”
    Si tu pouvais etre ecoute Alain!! courage et attendons le 7 juin

  4. Jérôme Triaud dit:

    Tout à fait d’accord avec vous pour déplorer cette non-campagne européenne. Le débat national d’abord, mais sommes-nous capables en France de faire autre chose?

  5. Plaisantin Bernard dit:

    Oui Alain, je partage ton analyse mais je retiens surtout ta conclusion positive.
    Je crois que même dans notre camp on n’a pas toujours été bon. A quoi cela sert-il de nous parler de Bayrou et des socialistes ?
    Je trouve très bonne l’idée d’inviter les députés européens et les nationaux.
    Va-t-on enfin poser la question du double siège Strasbourg et Bruxelles qui coûte très cher?
    J’apprécie le consensus qui règne entre les députés européens par rapport aux relations qu’entretiennent nos députés nationaux.
    Courage l’Europe se fera.
    Cordialement.

    Bernard Plaisantin

  6. FixPenicaud dit:

    je rejoints tout le monde pour dire que c’est un très bon billet. Je ne suis cependant pas convaincu, mais alors vraiment pas, des “efforts des médias” que tu cites à un moment. Ce que j’ai observé c’est que de notre côté on a essayé de parler d’Europe aux médias (et aux citoyens) depuis juin dernier, de manière régulière. Mais qu’ils n’en ont eut que faire. Un journaliste assez connu m’avouait cette semaine effectuer une couverture à minima en conscience “mais que voulez-vous tout le monde s’en fout, ça fait pas vendre ces élections”.
    Sur le reste, beaucoup de choses très justes.

    @Romain: c’est un débat et j’avoue n’être moi-même pas fixé sur ce point. Je dirais que la taille actuelle des circonscriptions… est la pire qui puisse être! Ni suffisamment locale pour être proche du citoyen, ni suffisamment grande pour donner de l’écho aux réelles thématiques européennes. Bref, copie à revoir, mais j’hésite dans quel sens.

  7. René Cassier dit:

    Oui, bien triste cette campagne des européennes en France.
    Manque d’information des citoyens, mais aussi ces derniers ne cherchent pas à s’informer. Combien de rencontres programmées n’ont réuni qu’une dizaine de personnes, une fois même, triste record, une seule auditrice !!!
    Que faire au niveau des citoyens afin de faire évoluer la participation pour les élections à venir ? S’engager auprès des mouvement et associations afin que leurs message soit enfin entendu. Les militants qui travaillent et espèrent cela depuis plus de cinquante attendent la relève.…

  8. Sègerie Nicolas dit:

    L’Europe a encore loupé le coche !

    Le 6 juin 1940 : débarquement…7 juin 2009: élection européenne!

    Difficile de penser Europe quand tout vous porte de l’autre côté de l’Atlantique…ou même au milieu avec ce crash de l’AF447 où les prévisions météorologiques ont encore fait défaut avec des modèles climatiques ou météorologiques qui ne répondent plus aux grandes questions du constat des vrais observateurs du climat. Car c’est bien de parler du “poteau noir” mais ce concept est très ancien, aujourd’hui il y a d’autres concepts nouveaux qui expliquent vraiment ce qui s’y passe. Je pense en particulier le modèle des Anticyclones Mobiles Polaires que tous veulent voire disparaître avec le professeur qui l’a développé à Lyon (Marcel Leroux). La langue de bois ne vaut rien pour expliquer aux familles des victimes la cause de leur désarroi.

    L’Europe se prépare de la même façon! Il y a des modèles, bien implantés, mais qui ne respectent pas la “vox populi”!

    Que de sujets j’ai attendus en vain pour cette campagne: en plus d’être morne, je crains qu’elle soit “stérile”.

    L’Europe, c’est l’histoire de tout un continent: quelles références pour les peuples qui y vivent: rien… pourtant il y a tant de richesses: langues, cultures, modes de vie…

    et tant de solidarités qui pourraient s’y exprimer:
    - solidarité avec les peuples “no made”, rom en tout genre: aider la Roumanie et la Bulgarie bientôt à traiter démocratiquement et humainement la discrimination…

    - la Biélorussie, enfermée dans son malheur cataclysmique des conséquences de Tchernobyl: pourquoi l’Europe ne créé-t-elle pas un fond spécial pour aider ses population EUROPEENNES a dépasser le drames de ses enfants et salvateurs qui ont étouffer le sinistre?

    -l’Albanie, réduite à l’indignité généralisée, pourtant à nos portes, même si elles s’appellent Italie.

    - L’Euro Méditerranée a été oubliée aussi dans cette campagne.

    - Le monde agricole souffre, surtout ceux qui vivent dans les territoires reclus de notre République… Le modèle de la PAC et de l’agriculture intensive a tué à petit feu depuis plusieurs décennie…Mais ce sont les racines de l’Europe qui sont là tiraillées profondément vers le sillon, celui-là même qui est cité dans notre Marseillaise.

    - la pêche se meurt, noyée dans les quotats.

    - nos voisins Islandais, Irlandais, Norvégiens, Suisses…ne sont pas tranquilles.

    - combien d’autres sujets…l’éducation, la défense,…on en a déjà parler dans ce blog…

    - Je rajouterai l’harmonisation en matière familiale : on parle médiatiquement de quelques cas d’enlèvements d’enfants dans les familles divorcées quand ils sont internationaux, mais jamais quand ils se passent dans nos murs : la Convention Internationale de l’Enfant et son pendant européen ne sont pas respectée même par la France. (Voir le blog du réseau colin bagnard) Mais parler de FAMILLE est tabou, ce serait réactionnaire !

    l’Europe politique n’existe pas, elle vient encore de louper le coche malgré les prouesses de notre président. L’Europe démocratique est un leurre. L’Europe humaine n’existe plus pourtant la PAIX s’est installée après les Débarquements… l’Economie institutionnelle qui a prit sa place n’a pas su préserver l’essentiel… aussi les citoyens européens ne se reconnaissent pas dans ce modèle.
    Les citoyens européens ne veulent plus d’un modèle de papier technocratique qui est un nid de lobbiistes en tout genre.

    Les citoyens européens, parmi lesquels beaucoup ne voteront pas dimanche, veulent une Europe Vivante à leur image!

  9. Sègerie Nicolas dit:

    6 juin 1945; vous aviez compris l’erreur qui s’est glissé: c’est un lapsus en pensant à l’appel du “18 juin 40″. Une preuve de plus que l’Europe se doit d’être indépendante et souveraine!

    Bon courage à l’Europtimisme!

  10. Sègerie Nicolas dit:

    6 JUIN 1944 décidément! L’erreur sur l’histoire s’est glissée, mais là aussi: un an de différence, c’est ce qui explique cela… Le 15 août 1944 par exemple, si souvent oublié du débarquement de Provence jusqu’à la dernière visite d’un certain Président de la République.

    Le sentiment qui résiste est que l’Europe ne s’est seulement construite que par la guerre avec des forces anglo-saxonnes, les forces d’outre Méditerranée et de l’Intérieur étant négligée dans les rétrospectives… Sans doute aussi à cause de pages sombres.

    Le “Marché commun” est devenu une zone de libre échange pour tous annoncé par le Plan Marshall. Les “Trente glorieuses” sont derrière nous, nous laissant la “crise”…comme un cycle?

    L’Europe, la “vieille Europe”, ce n’est pas que cela. Ainsi la question des frontières de l’Europe et de sa construction ne peut pas faire l’économie des tumultes de l’histoire qui ont fait sa complexité que ne respecte pas les traités nouveaux: peuples Barbares du nord, du Sud et de l’Est, Byzance, Empire Ottoman… La question turque est déjà dans celle du Kosovo et de l’Albanie.

    Si l’Europe veut survivre, il faudra qu’elle se souvienne de la chute de Rome…ce modèle qu’ont voulu suivre les empires coloniaux puis Mussolini, Hitler, Staline et quelques autres. Les citoyens européens ne croient plus aux propagandes, ils veulent mesurer dans leur vie la prospérité de leur modèle politique.

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