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Italie, Royaume-uni, le populisme / extrémisme n’est pas forcément une fatalité ! Et la démocratie tient bon !

1/ Crise politique en Italie : la coalition gouvernementale bancale a fait long feu !

14 mois ! Le gouvernement italien de coalition contre nature aura duré 14 mois. C’est presque un exploit, compte tenu de cet attelage surréaliste et instable, entre un parti d’extrême droite, nationaliste et europhobe, la Lega dirigée par Matteo Salvini, et le Mouvement 5 étoiles, parti anti-système, populiste, eurosceptique, plutôt de gauche, dirigé par Luigi di Maio.

Cet attelage était conduit par le président du Conseil, Giuseppe Conte, plutôt discret et en retrait face à la très forte personnalité de son ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui dominait également le leader du Mouvement 5 étoiles auquel il était associé, Luigi di Maio, ministre du développement économique.

Depuis quelques mois, la tension entre ces deux dirigeants très ambitieux était palpable, et Salvini menait incontestablement la barque de cette coalition de façade.

Les élections législatives européennes de mai ont aggravé la situation car la Lega a fait un très bon score (30% des voix), tandis que le Mouvement 5 étoiles essuyait un séreux revers. Ces résultats confortaient le souhait de Salvini de se débarrasser de cet « allié » encombrant et prétentieux. Depuis quelques mois déjà, il envisageait de faire éclater cette coalition boiteuse, divisée sur plusieurs sujets : les migrants, la politique économique, le Lyon-Turin (cf la Lettre de l’actualité européenne du 8 juillet 2019). Son pari était de provoquer de nouvelles élections, et de rafler la mise. Mauvaise pioche. C’est le président Sergio Mattarella, le président de la République qui peut seul convoquer ce scrutin. Et il ne l’a pas fait, manoeuvrant très habilement, incitant à refaire une nouvelle coalition, et rapidement pour éviter une longue crise politique, compte tenu du poids de l’Italie (troisième économie de la zone euro). Matteo Salvini, qui voulait les pleins pouvoirs, a donc échoué dans son coup de force du 8 août (l’éclatement de la coalition). La classe politique en a vite mené une autre, évinçant la Ligue de Salvini ! C’est une bonne nouvelle pour l’UE, mais il restera les eurodéputés de la Lega au Parlement, et le M5S est eurosceptique, à moins qu’il révise ses positions…

Depuis le 28 août, la Lega (parti de Salvini) a perdu 5 à 7 points d’intentions de vote dans les sondages. Le coup de grâce a été donné par le président du Conseil sortant, Giuseppe Conte, qui a admonesté Salvini à la Chambre des Députés, en remettant les pendules à l’heure sur les postures très clivantes et europhobes du leader de la Lega. Du coup, Conte a été reconduit au même poste pour conduire une nouvelle coalition et gouverner l’Italie. Le « fade » ou discret Conte s’est métamorphosé en quelques jours !! Et rassure ses partenaires européens.

Exit Salvini, donc. Mais il n’a pas renoncé à la politique, attendant sa revanche. Comme je l’indiquais dans une précédente Lettre d’Actualité européenne, depuis 1946, les gouvernements italiens ne dépassent pas 19 mois en moyenne ! Donc Salvini restera en embuscade. Il ne s’en est même pas caché.

D’autant que cette coalition est encore plus étrange que la précédente, ubuesque même : le Mouvement 5 Etoiles, anti-système, très eurosceptique au départ (avec son créateur Beppe Grillo) va gouverner avec le parti démocrate (centre-gauche). Et Luigi di Maio, 33 ans, leader du parti anti-système, hérite du poste de ministre des Affaires étrangères ( même s’il n’a pas obtenu le titre de « Vice-président » qu’il souhaitait), et va travailler avec un parti démocrate très pro- européen, dirigé par Nicola Zingaretti.

Toute la classe politique et une grande partie des médias s’interrogent sur les chances de survie de cette coalition incroyable « jaune-rose » (couleurs respectives de ces deux partis). D’autant que les problèmes de l’Italie sont toujours présents : dette énorme ; croissance en berne ; chômage élevé ; budget problématique ; fragilité des banques ; politique migratoire au point mort (Salvini a multiplié en un an les décrets anti-migrants ; seront-ils supprimés ?…). Si cette alliance ne repose que sur la nécessité, pour ces partis en déclin, de survivre et barrer la route à l’extrême droite de Salvini, parviendra-t-elle à gouverner réellement, sur un minimum de sujets consensuels , ou convergents? D’autant que ces deux partis se détestent depuis des années. En 2013, le M5S avait essayé de s’allier avec le Parti démocrate. En vain. Tout les opposait, de la politique sécuritaire aux instances européennes. Le M5S est né parce qu’il considérait que le parti démocrate avait viré trop à droite ! ». Qui des deux cèdera ? Les analystes ont toutefois repéré que sur les politiques sociales, d’éducation ou sur l’environnement, il pourrait y avoir des convergences. Mais pas sur les réformes économiques et la politique européenne… Certes, le M5S ne veut plus sortir de l’UE et de l’euro, ni même se mettre dans le groupe des extrêmes droites (avec le Rassemblement national et la Lega) au Parlement européen. Mais ils restent eurosceptiques, très ambigus. On verra si le parti démocrate les fait évoluer sur ce point là…Sur le problème migratoire, par exemple, d’autant que les autres Etats membres ne sont toujours pas solidaires de l’Italie pour se répartir les flux de migrants…Et c’est l’indifférence - ou la lâcheté - de nos Etats nations sur la gestion migratoire qui a contribué à mettre au pouvoir l’extrême droite en Italie. Espèrons que la leçon sera comprise…

J’avais, il y a plusieurs semaines, écrit que la coalition précédente Salvini/di Maio ne dépasserait pas 19 mois (moyenne de survie des gouvernements italiens depuis 1946). Elle a tenu 14 mois. Et je crains que la durée de vie de cette nouvelle coalition imprévue, contre nature, ne soit encore plus courte. Matteo Salvini reste en embuscade. Il se voit déjà en recours…Il projette déjà une « grande manifestation » à Rome, le 19 octobre.

Mais ne boudons pas notre plaisir, fut-il provisoire. Aujourd’hui, l’extrême-droite n’est plus au pouvoir en Italie. En évinçant Salvini, le parlementarisme a repris le dessus sur le populisme extrême. C’est déjà ça ! Et c’est donc possible, de renverser des tendances dangereuses. Si Conte s’affirme à la tête du gouvernement, l’Italie sera à nouveau pro-européenne. Et le Commissaire européen qu’il a proposé pour l’Italie à la Commission européenne, Paolo Gentiloni, 64 ans, est un Européen convaincu. Cette Italie là, on l’aime !

2/ Le Brexit et les foucades de Boris Johnson

Le « feuilleton » du Brexit continue et pourrait bien tourner au cauchemar pour Boris Johnson et au désastre pour le Royaume Désuni. Le gouvernement italien, dans son attelage ubuesque, a tenu seulement 14 mois… Le gouvernement de Boris Johnson pourrait bien ne durer … que quelques semaines ! Voilà qui est rassurant : les politiques populistes, démagogiques, extrêmes, voire extrémistes, n’ont pas forcément le vent en poupe… Tant mieux.

Ce dossier Brexit est difficile à traiter, tellement il évolue de jour en jour, parfois d’heure en heure. Ce que nous écrivons aujourd’hui sera peut-être balayé demain. Frustrant.

Une certitude : ce dossier tourne en rond ! Et le fantasque et incontrôlable Johnson aggrave la situation. On connaît le personnage facétieux et imprévisible depuis longtemps, et les propos ou actions incontrôlables ou démagogiques qui le caractérisent. Donc on ne peut plus être surpris. C’est un peu, toutes proportions gardées, le « Trump européen ».

Si vous avez raté un épisode, voici un bref rappel du dossier : depuis mai/juin, le dossier n’a pas avancé. Les Européens, toujours unis derrière Michel Barnier, le négociateur en chef, ont fixé avec le précédent gouvernement britannique la date du Brexit au 31 octobre 2019 au plus tard, sans revenir sur les négociations préalables douloureusement acceptées par Theresa May, prédécesseur de Johnson, mais rejetées depuis à 4 reprises ( !) par le Parlement britannique. Cet accord préservait l’essentiel : maintenir un statut privilégié pour les 3,5 millions d’Européens établis au Royaume-Uni et les 1,5 millions de Britanniques en UE, le règlement des factures dues par le Royaume-Uni jusqu’en 2020 inclus (environ 40 milliards €) et l’instauration d’un filet de sécurité (« Backstop » in english) interdisant toute forme de frontière entre les deux Irlande (celle du sud, membre de l’UE, et qui a l’euro, et celle du nord, membre du Royaume-Uni). C’est sur ce dernier point que les négociations ont été les plus longues et tendues. Après ce préalable, et une fois le Brexit activé, les négociations sur tout le reste (tous les accords bilatéraux ou multilatéraux avec l’UE, dans tous les domaines : économique, scientifique, migrations, culture, sécurité et défense, etc, pourront commencer dans une période transitoire de 1 à 2 ans au moins).

Mais voilà que le Parlement rejète à plusieurs reprises cet accord préalable, sur la question irlandaise essentiellement, que le parti conservateur (Tories) choisit Boris Johnson pour conduire le nouveau gouvernement après la démission de Theresa May, et que le nouveau locataire (jusqu’à quand ?) du 10 Downing Street rejette cet accord, notamment le « filet de sécurité entre les Irlande, et répète tous les jours qu’il fera sortir son pays de l’UE le 31 octobre 2019 au plus tard, avec ou sans accord. Tout en lançant des injonctions à l’UE pour « rouvrir les négociations » d’ici cette date fatidique. Ce qui est rejeté par l’UE, mais serait de toute façon une chimère : que faire de plus en moins de deux mois, quand on a piétiné durant plus de deux ans ?! En outre, Boris Johnson ne propose aucune alternative, aucune contre proposition sur cet accord UE / Royaume-Uni. Sur le papier, tout est donc possible : un Brexit le 31 octobre, sans accord ; ou un report (on parle du 31 janvier 2020 !), mais pour quoi faire ? Madame von den Leyen, qui prendra ses fonctions de Présidente de la Commission européenne le 1ier novembre, ne serait pas contre de nouvelles négociations, mais « pour de bonnes raisons et sur des sujets concrets ». On en est loin.

Et l’étau se resserre sur Boris Johnson lorsque, fin août, le Parlement britannique exige que le Brexit se fasse avec un accord, bref rejette tout Brexit « no deal ». il se resserre d’autant plus que B. Johnson a été élu avec une très faible majorité, et qu’entretemps il a perdu, après la défaite, 21 députés conservateurs (tories). Le coup de grâce a été donné le 3 septembre lorsqu’un nouveau député conservateur a, à son tour, quitté le parti pour rejoindre l’opposition, privant désormais Johnson d’une majorité. La cause de tout cela a été une énième grossière erreur de Johnson, la goutte qui fait déborder le vase : il a osé suspendre le Parlement, ni plus ni moins, jusqu’au 14 octobre, afin de ne pas « polluer le débat sur le Brexit, et en finir avec ça » (sic). Quand Boris Johnson est dans l’impasse, il fonce tête baissée. Son acte est fort peu démocratique, car il musèle pour 5 semaines le Parlement, mais il n’est pas illégal, et la Reine ne peut l’en empêcher. Par contre cette action est immorale, lâche et démagogique, car il choisit sciemment de jouer le peuple contre les élus. Voilà une preuve supplémentaire – si besoin était – de démagogie populiste. S’il respecte la lettre de la Constitution britannique (non écrite), il n’en respecte certainement pas l’esprit. Et c’est pour cela que les oppositions se multiplient, jusque dans son camp. Ses propres ministres quittent le gouvernement les uns après les autres. Y compris son propre frère, Jo Johnson ! Lequel a eu cette formule : « j’affirme placer l’intérêt national avant la loyauté familiale ».

Johnson a aggravé la crise du Brexit, avec ses conséquences économiques et monétaires (chute de la Livre, projet de délocalisations d’entreprises, division de plus en plus tendues dans tout le Royaume..). Un exemple parmi des dizaines : selon la NFIA (agence pour l’investissement étranger des Pays-Bas), 98 entreprises établies en Grande-Bretagne ont déjà décidé de déménager vers les Pays-Bas, et 325 autres projettent de le faire en cas d’absence d’accord avec l’Union. Berlin, Paris, Rome, Madrid et Bruxelles accueilleraient aussi beaucoup d’entreprises (secteurs de la finance, du marketing, des technologies de l’information, des biotechnologies, des médias, de l’automobile, etc).

Boris Johnson, de plus en plus dans l’impasse, à peine arrivé au pouvoir le 24 juillet 2019, joue déjà son va-tout, fort encore d’une popularité encore grande (selon l’Institut Tougov, 31% d’opinions favorables contre 26% pour Jeremy Corbyn le leader très clivant du parti travailliste). Il peut tout tenter aussi, car la Reine ne peut pas faire grand chose pour l’empêcher de quoi que ce soit. Mais en deux jours, une pétition contre sa politique et ses méthodes brutales a recueilli 1, 8 millions de signatures, et les manifestations se multiplient.

Dans l’impasse totale, sa - dernière ?- carte est de tenter de convoquer des élections législatives anticipées, qu’il pense encore gagner, malgré sa politique très brutale et versatile. Il joue aussi sur le manque de charisme et d’idées de son principal opposant Jeremy Corbyn, toujours aussi flou et changeant…

Un avenir bien sombre au royaume désuni ?

Quoiqu’il advienne, le Royaume est de plus en plus divisé. La situation est chaotique, et les conséquences d’un Brexit hard, sans accord, seraient très néfastes pour nos amis britanniques, un peu moins pour les membres de l’UE mieux préparés semble-t-il, et « bénéficiant » de nombreuses transferts de sociétés en UE.

La Reine ne peut pas empêcher des élections anticipées. Mais le Parlement, oui. Il a déjà imposé par une loi, la « loi Benn », que la Reine a promulgué, stipulant que le Brexit ne pourra se faire « sans accord » (le fameux « no-deal ») et que dans ce cas il faudra un report. Le Parlement a également rejeté la motion proposant des élections législatives anticipées tant souhaitées par Johnson : 293 voix pour, très loin des 434 voix nécessaires pour atteindre les 2/3 requis pour être adopté. En quelques jours, Boris Johnson a perdu sa majorité parlementaire, n’a pu empêcher une loi « anti - no deal », est recalé sèchement sur les élections anticipées, et perd ses ministres un par un ! Sur six votes du Parlement, il a essuyé six défaites !

Mais gare aux rebondissements…S’il devait y avoir malgré tout des élections, B.Johnson ne pourrait pas de toute façon obtenir la majorité absolue au Parlement, il lui faudrait alors réussir des alliances avec des…extrémistes, comme le DUP nord-irlandais, voire même le Brexit Party de Nigel Farage, et bien sûr avec les conservateurs hard brexiters. On peut hélas compter sur une campagne offensive de Johnson, totalement populiste « Moi avec le peuple, contre le Parlement » . Comme dans tant d’autres pays, il fera tout pour garder le pouvoir. Il multiplie déjà les effets d’annonce en promettant un investissement de 1,9 milliards € dans le système national de santé (NHS), et des fonds également pour la police ou l’éducation. Discours ressemblant beaucoup aux promesses farfelues et mensongères des partisans du leave en 2016..

Mais pour l’heure il est dans la nasse, il a sous-estimé les pouvoirs du Parlement, n’avait pas prévu que le Parlement exigerait un accord avec l’ Union !

Peut-il passer en force, ou contourner la promulgation par la reine d’interdire toute sortie de l’UE sans accord ? Impensable, pour une grande démocratie multiséculaire , un grand Etat de droit ! Le gouvernement pourrait même alors être attaqué en justice.

Piégé, il reste une dernière cartouche pour B. Johnson : démissionner, ce qui dans le climat actuel aboutirait, finalement, à des élections. Retors, il jouerait à fond son avenir politique, étant très bon tribun et encore populaire, quoique affaibli par son coup de force visant à museler le Parlement du 10 septembre jusqu’au 14 octobre pour empêcher tout débat et vote sur le Brexit. Du jamais vu, pour une période aussi longue ! La ficelle est grosse : il sait que l’on ne pourra pas faire grand chose entre le 14 et le 31 octobre, date de sortie, et qui reste son obsession. A tel point qu’il ne propose absolument aucune contre-proposition sérieuse à l’UE, malgré ses dires. Pour lui, le Royaume Uni doit partir le 31 octobre, point barre. Mais on peut aussi compter sur un Parlement combatif et ingénieux qui retrouvera tous ses droits le 15 octobre et continuera à le contrer, du moins à le canaliser. Et fera tout pour le faire démissionner. Et dans ce cas, on assistera à un nouveau « gag », même si l’on a de moins en moins envie de rire dans ce contexte si dangereux : si le RU n’est pas sorti au 31 octobre, il sera toujours membre de l’Union, avec tous ses droits et ses devoirs. Donc, le Royaume-Uni devra désigner un Commissaire pour la Commission européenne, car elle démarrera son mandat le…1ier novembre ! Ce sera une énième péripétie incroyable, dans ce triste feuilleton de plus de trois ans.

Enfin, outre le Parlement, le Peuple aussi peut finir par se rebiffer vraiment…Il manifeste un peu partout depuis un an. Mais malheureusement il n’y a toujours pas de position claire parmi les citoyens, basculant dans un sens ou un autre. Le site « What the UK Thinks », montre qu’en août 2019, s’il y avait un nouveau référendum, 36% seraient pour le « remain » (rester), 35% pour le « leave » (sortir) et 29% ne savent pas. Le suspens demeure entier ! En revanche, une autre enquête a établi une inversion de la courbe sur la question « le pays a-t-il eu raison ou tort de voter pour quitter l’UE » ? : 47% pensent désormais qu’il a eu tort, 41% qu’il a eu raison et 13% sont indécis. C’est déjà ça, même si ce n’est pas flagrant…

Boris Johnson joue gros, très gros. Car le Parlement ne lâchera rien. Aussi, je ne le vois pas rester longtemps. Il n’aura pas d’autre choix que de démissionner. Comparaison n’est pas raison, mais en Italie aussi son homologue – Matteo Salvini – a tenté le même coup de force. Et le système politique italien et le parlementarisme ont vaincu, face à une stratégie populiste et démagogique.

Le vent tournerait-il dans notre belle Europe ? Tant mieux.

Toute dernière nouvelle ! La Cour suprême du Royaume-Uni vient d’annuler la suspension du Parlement britannique, la jugeant “illégale, nulle et non avenue”. Le Parlement doit donc siéger à nouveau. Et il va devoir voter. Cette fois, les jours de Boris Johnson sont comptés, puisqu’il n’a plus de majorité! Sale temps pour les populistes…

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